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Découvrez la ville des mille !
Découvrez Antananarivo et sa région

Antananarivo, la Ville des Milles

Située dans l’Océan Indien à l’Est du continent africain, Madagascar est un fantastique conservatoire naturel, riche d’une cinquantaine de parcs nationaux et d’une palette de paysages d’une diversité étonnante où la faune et la flore ont mille visages à découvrir.

Sa capitale Antananarivo se trouve sur les Hautes Terres centrales et fait partie de l’unité géographique dite de l’Imerina. Une des capitales les plus pittoresques au Monde, Antananarivo le doit à son relief et son histoire. La région dont l’attitude varie en moyenne de 1.000 à 1.500 m offre un paysage de chaînons et de hauts plateaux, de plaines d’alluvions, de complexes volcaniques et de collines chauves par endroits recouverts de pins et d’eucalyptus. Bâtie comme toutes les places fortes au sommet d’une colline, elle s’est étendue sur les collines voisines, pour ensuite en investir les coteaux et viabiliser au fil des siècles les marécageuses en contre bas.

L’accueil chaleureux et l’hospitalité reconnue de sa population, la beauté de ses paysages, la diversité et le nombre important de ses sites touristiques et historiques ainsi que la clémence de son climat invitent le voyageur à découvrir cette région.

Un air d’histoire

Analamanga « La forêt bleue » premier nom d’Antananarivo dont les premiers habitants connus furent les « Vazimba », une peuplade primitive dont l’histoire s’est perdue et qui furent chassés par le Roi Andrianjaka attiré par sa position défensive avantageuse. Le Roi Andrianjaka qui régna de 1610 à 1630 y bâtit une modeste case en bois au point culminant de la colline, à l’emplacement actuel du Palais de la Reine. En y installant ses guerriers qu’il souhaita d’être mille, il donna le nom d’Antananarivo ou la « Cité des Milles » berceau d’une future grande ville.

Haute Ville, cœur de l’histoire de la cité

La Haute Ville regorge de monuments et vestiges témoins d’un passé glorieux. Elle offre aux regards passionnés une multitude d’attractions : histoire et anecdotes ; une grande variété de beauté architecturale et notamment des pittoresques belvédères offrant une vue imprenable sur les alentours.

PLACE ANDOHALO

La place historique d’Andohalo a joué un rôle fondamental dans l’histoire de la Haute Ville et du pays. Elle était la place des cérémonies officielles monarchiques du XVIIIe et du XIXe s.. Andohalo abrita également le premier marché du Zoma (le vendredi). Le 14 octobre 1958, , on y a solennellement proclamé la République Malgache.

CATHEDRALE ANGLICANE

La mission anglicane est devenue propriétaires du quartier d’Ambohimanoro vers la fin du XIXe siècle. Elle y a construit la cathédrale en 1889.

PAROISSE PROTESTANTE INTERNATIONALE

En 1892, la construction en dure d’architectes malgaches a remplacé le modeste temple en bois. Cette fonction est remplacée par celle de la poste en 1897 quand le général Gallieni devint gouverneur général de la colonie. Elle n’a repris sa vocation originelle qu’en 1903. Les orgues de l’église du Palais y furent alors transférées.

CATHEDRALE CATHOLIQUE

Cet édifice en pierre inauguré en 1890 a remplacé la petite église en bois. Son édification est l’œuvre du RP Alphonse TAIX. Le passage du Pape Jean-Paul II en 1989 était parmi les grands événements qui ont marqué ce lieu.

LYCEE D’ANDOHALO

Ancien Lycée Gallieni, le lycée d’Andohalo a remplacé le Cercle de l’Union. Construit en 1909, il fut d’abord le collège CONDORCET.

TEMPLE D’AMBONIN’AMPAMARINANA

Le temple, inauguré en 1874, est érigé en mémoire de martyrs chrétiens victimes des exécutions capitales sous Ranavalona I. Le 28 mars 1849, 14 personnes emballées dans des nattes étaient précipitées du haut de la grande falaise de Tsimihatsaka.

PALAIS D’ANDAFIAVARATRA

Le palais est construit en 1872 par l’architecte anglais William POOL en remplacement d’un joli édifice de bois. Aujourd’hui, le Palais, ayant brûlé en 1976 et restauré, abrite une exposition des objets sauvés de l’incendie du Palais de la Reine en 1995.

ANCIEN PALAIS DE JUSTICE

La Reine Ranavalona II a fait construire en 1881 son palais de justice qui ne devait pas avoir de murs à Ambatondrafandrana. Le style, de l’architecte-imprimeur James PARRET, est issu du grec ionique avec ses 16 colonnes.

LE ROVA

Le mot Rova désigne l’enceinte royale. Celui d’Antananarivo abritait huit grands édifices : palissade, palais (dont Manjakamiadana), tombeaux et temple. A l’exception des édifices de pierre, ces constructions ont été réduites en cendres après l’incendie du 6 novembre 1995.

ANKADINANDRIANA

C’était là qu’on jetait les détritus de toutes sortes, provenant du Rova. Après avoir assaini le quartier, l’administration coloniale y construisit l’hôpital indigène en 1896.

AMBAVAHADIMITAFO

Le nom vient de la troisième porte d’Antananarivo. Cet accès est le seul à être conservé et qui préserve son authenticité. C’est par cette porte que sont entrés dans la Haute Ville tous les étrangers et ambassadeurs durant le XIXe siècle.

Les images fortes de la Capitale

L’Architecture des Hautes Terres

La case traditionnelle Merina est implantée de façon rigoureuse selon un axe Nord-Sud tournant le dos aux alizés apportant les pluies du Sud Est. La case est pourvue d’ouverture, une porte et une fenêtre sur sa façade Ouest. L’Architecture Merina a connu des évolutions au cours du temps.

Parties de la case traditionnelle de bois et de terre, les formes vont évoluer du plus simple au plus complexe. De la case de bois seront inspirés les palais et riches demeures à étages de la case de terre, la maison à véranda, maison qui évoluera dans le plan et prendra la forme de T, de L, de H ou de E. La véranda soutenue par des pièces de bois sera quelquefois portée par des voutes et on verra apparaître à la fin du XIXe siècle des villes à tour ou aile carrée, forme qui semble être d’inspiration française en opposition à la villa classique introduite et généralisée par Cameron. (Source Jean Pierre Testa)

Les escaliers

Combien d’escaliers compte Antananarivo ? Pas moins d’une centaine, prestigieux et anonymes confondus. Le plus fréquenté est celui reliant le plateau d’Antaninarenina à Analakely et qui porte le nom de la Reine Ranavalona I. Juste en face tel son clone, se trouve l’escalier d’Ambondrona qui fut dans le temps un haut lieu de la brocante. On pourrait aussi citer l’escalier Ramilijaona entre Mahamasina et Imarivolanitra, l’escalier Prince Kamamy entre Ambanidia et le Palais d’Andafiavaratra et tous ceux qui desservent le quartier du Palais de la Reine. Le plus long et le plus éprouvant par contre est l’escalier Razafindrazay (480 marches) qui part de Mahamasina pour aboutir sur le terre-plein de la cathédrale d’Andohalo.

Les stèles

- La stèle de Philibert Tsiranana, premier Président de la République à Antaninarenina, située devant la stèle de l’Indépendance,

- L’Ange Noir du Lac Anosy, le plus célèbre, monument érigé en 1927 à la mémoire des soldats malgaches morts pendant la guerre de 1914 à 1918.

- La stèle commémorative de l’Insurrection de 1947 à Ambohijatovo

- La stèle du Grand nationaliste Jean Ralaimongo sur l’Avenue de l’Indépendance à Analakely.

Les marchés artisanaux

Les nombreuses boutiques et ateliers d’artisanat se trouvant en ville ou en périphérie méritent un détour car la plupart offrent des produits originaux voire haut de gamme. Quelques bonnes adresses :

- Le marché de la route digue vers l’aéroport

- Le village artisanal du CENAM à 67 Ha où se trouvent quelques boutiques

Les marchés traditionnels

- Du temps des rois, chaque jour de la semaine (sauf le dimanche) un quartier de la ville accueillait le marché. Cette tradition est encore gardée de nos jours et on y trouve de tout : légumes, fruits, meubles, brocantes, habillement. Le marché de Mahamasina (tous les jeudis) succède par sa taille au fameux marché du Zoma, autrefois le plus grand marché à ciel ouvert au monde aujourd’hui réparti à des endroits différents : au marché Pochard (artisanat et confection), à la Petite vitesse (fruits, légumes, boucherie, plantes médicinales …) au Coum 67 Ha (meubles, habillement), Ambodin’isotry (les tissus), Anosy (poterie, fleurs, linceuls …). D’autres marchés se tiennent dans la ville les autres jours de la semaine.

Les Pavillons d’Analakely très pittoresques avec leur toit de tuiles et leur labyrinthe d’allées étroites ont survécus au temps. Construit sur le modèle du palais de Tsinjoarivo (ancienne Résidence d’été des Reines de Madagascar situé à 120 km à l’Est), les Pavillons est marché où tout se négocie en silence, à visiter absolument.

Le Tamboho

S’il est une image caractéristique de la campagne de l’Imerina, c’est bien celle de ces murs craquelant, carrés, rectangulaires ou d’un cercle parfait qui toisent le temps qui passe : les Tamboho. Après la mort du grand Roi Andrianampoinimerina, le royaume Merina était immense et pacifiée. Les cultivateurs s’organisèrent pour vivre au milieu de leurs champs et de leurs rizières. Par petits clans, par familles souvent, ils construisirent autour de leurs maisons un enclos, une enceinte : ce sont les Tamboho dont les pans de terre rouge alignements mettent encore une note si pittoresque aux environs de la capitale. Les Tamboho faits d’un mélange de terre rouge, d’herbe sèche hachée, de sable de rivière et de bouse de vache n’ont pas besoin de fondation.

Les plus beaux se trouvent dans l’Avaradrano. Parmi ceux-ci , Lazaina qui a su préserver d’élégants échantillons de l’architecture merina ancienne, Manandriana village natal des joaillers de la Cour, et Ambatofotsy où repose le plus grand poète francophone malgache Jean Joseph Rabearivelo.