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La culture

Les us, coutumes et rites

Le culte des ancêtres :

Le culte des ancêtres part du principe que les ancêtres ont le pouvoir de guider et d’aider les vivants dans leur vie de tous les jours et qu’il convient de ne pas les oublier. Avant de boire du rhum par exemple, il est de coutume d’en verser quelques gouttes pour les ancêtres par terre ou au coin Nord-Est de la maison dénommé coin des ancêtres.

Le retournement des morts :

Les malgaches accordent une importance particulière à leurs ancêtres défunts. Le « famadihana » semble se situer dans le prolongement de la vieille coutume des « doubles funérailles » très répandue avant l'époque moderne en Asie du Sud-Est ou dans l’Égypte antique, pour faire entrer le défunt dans le monde des ancêtres et lui conférer son pouvoir protecteur.

Après la mort, les défunts ont le pouvoir de guider et d’aider les vivants, l’héritier membres de la famille encore en vie dans leur vie de tous les jours. L'enterrement ou « fandevenana » fait donc passer une personne dans le monde des vivants à celui des morts. Par contre, le « famadihana » ou « exhumation », ou encore « retournement des morts » fait entrer le défunt dans le monde des ancêtres et lui confère son pouvoir protecteur.

Le retournement de mort ou « Famadihana » est un rituel funéraire pratiqué dans la plupart des régions de Madagascar qui consiste soit à rapatrier vers le tombeau familial un défunt décédé au loin, soit à exhumer les restes mortuaires d’un grand ancêtre ou d’autres aïeux pour leur offrir de nouveaux linceuls.

C’est un grand moment de retrouvaille et de fête qui permet de réunir toute la famille. Dans certains cas, c’est l’occasion de se réconcilier. Il se déroule sur trois journées au cours desquelles les « Mpihira Gasy » ou les musiciens traditionnels assurent l’animation par des chants et des danses.

La circoncision

La tradition veut que tout enfant mâle soit circoncis pour acquérir sa virilité. La circoncision ou « Famorana » du jeune garçon marque son passage vers le statut d’homme et donne lieu à un rite particulier généralement organisé pendant l’hiver austral (juin à septembre). Pour les Malgaches, un homme non-circoncis n’est pas considéré comme un vrai homme. Aucune femme n’en veut, et il n’a pas le droit d’être enterré dans le tombeau familial. Scientifiquement, la circoncision est une protection contre l’inflammation du prépuce, qui peut être favorisée par le climat chaud tropical.

Ala volon-jaza :

Ou « La première coupe des cheveux d’un bébé ». Lorsque le bébé atteint son 3éme mois, on lui coupe ses cheveux pour la première fois. La tradition veut que la mère choisisse une personne aux beaux cheveux pour couper les cheveux de son enfant afin de que les cheveux de son enfant ressemblent à ceux de la personne choisie.

Le Santa-bary :

Cette coutume tombée dans l’oubli dans les années 60 a été reprise seulement dans les années 2.000. Elle consiste à offrir à la plus haute autorité des échantillons des premières récoltes de riz. En signe de prospérité, le riz est offert traditionnellement avec du lait, du miel, des anguilles, des pintades et des écrevisses.

Les sports et loisirs populaires

Le Hira Gasy

Art populaire des Hauts plateaux, le Hira Gasy est un spectacle moralisateur qui exalte les vertus que chacun se doit de cultiver. Le Hira Gasy que ses chantres en habits de lumière colportent dans les campagnes, s’agit d’un spectacles à la fois déclamé, chanté et dansé sur fond de violons, de trompettes, et de roulement de tambour. Les musiciens de Hira Gasy sont un « show dans le show » par leur virtuosité aux confins du Jazz New Orléans et leur manière parfois insolite de jouer.

Le Valiha

S’il y a un instrument de musique traditionnelle régulièrement proposé aux touristes c’est bien le « Valiha ». Il existe en plusieurs versions et est même modernisé par la jeune génération avide de recherches, mais le Valiha authentique est celui confectionné avec un bambou circulaire. Le son du Valiha rappelle celui de la harpe ou du Kora africain.

Le Fanorona

Qualifié de jeu national, le Fanorona remonterait au 14ème siècle et chaque village royal possédait une pierre où sont gravés les tracés du jeu. Essentiellement un exercice de stratégie, il existe en plusieurs versions allant de la plus simple à la plus élaborée où chaque joueur dispose de 22 pions avec pour but « d’avaler » ceux de l’adversaire. Tout en stratégie, certains n’hésitent pas à le comparer au jeu d’échecs à la différence qu’ici les spectateurs ont le droit d’intervenir.

Des passionnés se retrouvent régulièrement sur l’esplanade de la Pergola à Antaninarenina pour d’interminables parties où la première vertu est la patience.

Combats de coqs :

La valse des gladiateurs ailés Ambilanibe, Ambatoroka, Analamahisty, Antsofonondry, Ivato…. Des lieux de villégiature des « coqueleurs ». En effet, tous les weekends, des combats de coqs s'y déroulent… Les Malgaches se passionnent pour ce sport qui se déroule dans de petites arènes de terre battue protégées du soleil par une toiture en tôle. L'ambiance est parfois survoltée et les paris importants. 

Le combat de coqs consiste à mettre deux coqs dans une sorte de ring circulaire ou quadrilatère au centre d'une salle appelée gallodrome. Les deux coqs, suivant leurs instincts, se battent, des paris sont faits sur le vainqueur. Les coqs de combats, issus de sélection génétique rigoureuse se battent longtemps, cela peut se terminer par de graves blessures voire par la mort. 

Aujourd'hui les coqueleurs sont agriculteurs, ouvriers, artisans ou commerçants mêlés de cadres et autres professions libérales. 

Le Kabary

Les Kabary ou discours traditionnels sont de véritables chefs d’œuvre d’architectures, un véritable Art de discourir, dans lesquels les proverbes, au lieu d’être de simples illustrations, sont au centre de la prestation.

L’artisanat

L’Artisanat

malagasy L’Artisanat démontre la richesse culturelle de Madagascar. La dextérité des artisans leur sert pour réaliser des sublimes et superbes objets très variés, parfois avec des formes inattendues, à partir des matières premières existantes. L’Artisanat malgache utilise tous les matériaux possibles : bois et végétaux, métaux, peaux et cornes de zébu, pierres, tissus, coquillages et même boîtes de conserves de récupération. Antananarivo a la chance d’être un point de convergence de l’Artisanat de presque toute l’Île. Il s’y tient périodiquement des salons et expositions destinés à sa promotion.

La soie sauvage

Appelée « Landibe », cette variété soie sauvage n’existe qu’à Madagascar, car les larves se nourrissent d’une plante endémique du pays « le tapia ». Antananarivo est aujourd’hui le haut lieu du travail et de la commercialisation des articles en soie sauvage.

La peinture

Les œuvres sont de tous les styles, même si le figuratif est celui qui correspond le plus à la sensibilité malgache. A part les peintures à l’eau et à l’huile, on trouve également du batik, des peintures à l’aiguille réputés par leur beauté, sans oublier le travail décoratif utilisant la soie comme support.

La gastronomie

Le menu traditionnel malgache est à base de riz accompagné de viandes et de rougail. Les Hôtels et restaurants de Tananarive proposent des menus qui donnent l’embarras du choix. Outre les repas traditionnels malgaches à base de riz, de viandes et de légumes qui sont très délicieux, on y trouve également toute sorte de cuisine européenne (française, italienne…), réunionnaise, mauricienne et asiatique. N’oubliez pas de demander les piments à chaque repas si vous êtes amateurs de saveurs exotiques.

A ne pas manquer également, la célèbre table d’hôte de Mariette, éminente chef malgache de la Gastronomie. Elle est intarissable sur son sujet quand elle énumère pêle-mêle la perdrix, la Varanga (viande effilochée), les petits et grands crabes et autres marcassins…

En dehors des repas, le visiteur pourra aussi goûter aux spécialités pâtissières typique des hautes terres à base de farine de riz (Mofo Gasy, Ramanonaka, Mena kely …) ainsi qu’au Koba ou « koban-dravina » un fameux gâteau sucré typique de la région composé d’arachides pilées et de farine de riz cuites à la vapeur enveloppé de feuilles parfumées de bananiers.